12 septembre 2026

Niger : après la mutinerie, la junte évoque un « complot international »

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NIAMEY — Au Niger, les autorités militaires tentent toujours de faire la lumière sur la mutinerie qui a secoué Niamey les 28 et 29 août derniers. Alors que les forces loyalistes affirment avoir repris le contrôle des positions stratégiques, les autorités nigériennes évoquent désormais la piste d’un complot impliquant des acteurs étrangers. (shango.media)

À la télévision nationale, un officier a notamment mis en cause plusieurs pays, dont le Tchad, dans cette tentative de déstabilisation. Ces accusations interviennent dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par les recompositions géopolitiques au Sahel et les tensions entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et certains de leurs voisins. (shango.media)

Une mutinerie sur fond de mécontentement dans l’armée

Les événements avaient débuté dans la nuit du 28 au 29 août, avec des tirs et des explosions signalés notamment autour de la base aérienne 101, située près de l’aéroport international Diori Hamani, ainsi que dans la zone du palais présidentiel.

Le pouvoir militaire avait rapidement affirmé que les forces loyalistes avaient repris progressivement le contrôle de la situation. Des soldats impliqués dans la mutinerie auraient été tués ou arrêtés.

Cette crise intervient alors que l’armée nigérienne fait face à une forte pression des groupes jihadistes actifs dans le pays. Le mécontentement au sein des forces de défense, notamment concernant les moyens disponibles et la situation sécuritaire, est présenté comme l’un des facteurs possibles de la mutinerie.

Le Tchad directement mis en cause

L’accusation visant le Tchad suscite déjà des interrogations. Selon l’analyse relayée par RFI, certains responsables nigériens semblent considérer les pays qui entretiennent une coopération avec la France comme une menace potentielle pour le régime de Niamey. (shango.media)

Pour l’heure, ces accusations de complot international restent des allégations des autorités nigériennes et ne constituent pas, à ce stade, la preuve établie d’une implication étrangère.

Une nouvelle épreuve pour le régime de Tiani

Cette mutinerie constitue en tout cas un sérieux avertissement pour le régime du général Abdourahamane Tiani, au pouvoir depuis le coup d’État de juillet 2023.

Au-delà de la question d’une éventuelle implication étrangère, l’épisode remet au premier plan les difficultés auxquelles sont confrontées les forces nigériennes dans leur lutte contre les groupes armés et les tensions internes susceptibles d’en découler.

Le gouvernement nigérien devra désormais gérer à la fois les conséquences de la mutinerie, les accusations de déstabilisation extérieure et la situation sécuritaire persistante dans le pays.

Pape Kadialy BADJI — KOLDAWEB

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