Déclaration de Politique Générale : Daouda Sidibé (La Nouvelle Responsabilité) dresse un réquisitoire sévère contre le gouvernement.
Par la rédaction
Au lendemain de la Déclaration de Politique Générale (DPG) prononcée devant l’Assemblée nationale, les réactions politiques se poursuivent. À Kolda, le coordonnateur régional du parti La Nouvelle Responsabilité (formation de l’ancien Premier ministre Amadou Ba), Daouda Sidibé, ne mâche pas ses mots. Interrogé au micro de notre correspondant local Pape, le responsable politique dresse un constat critique sur la prestation de l’exécutif.
« Une Déclaration de Pessimisme Généralisé »
Pour Daouda Sidibé, l’exercice parlementaire s’est révélé décevant et sans perspectives pour les populations :
« Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on a eu une DPG, mais qui veut dire « Déclaration de Pessimisme Généralisé ». La seule chose qui nous a appris — et qu’on connaissait d’ailleurs —, c’est que les Sénégalais sont fatigués. Et malheureusement, il n’a rien proposé pour abréger cette souffrance. »
Qualifiant le discours d’un « simple chapelet d’intentions », le responsable de La Nouvelle Responsabilité estime que cette intervention est venue rappeler « l’incompétence et l’incapacité » des autorités actuelles à répondre aux urgences socio-économiques.
Le parallèle avec 1981 : « De 1981 à aujourd’hui, on ne peut pas toujours être là »
Poursuivant son analyse, Daouda Sidibé a établi une analogie avec l’histoire politique du pays pour marquer le manque d’avancées :
« Cela me rappelle l’expression du feu Kéba Mbaye en 1981 lorsqu’il disait au président Abdou Diouf : « Les Sénégalais sont fatigués ». De 1981 à aujourd’hui, on va bientôt traverser un siècle, on ne peut pas encore repasser par là sans trouver de solutions aux Sénégalais avec cette parenthèse que vient de nous rouvrir ce régime. Au lieu de porter un espoir, ils nous enfoncent encore en disant que le Sénégal n’est plus au 4e sous-sol, mais au 5e sous-sol. »
Un appel au changement face à la « paralysie »
Déplorant le climat des débats au sein de l’hémicycle, le coordonnateur régional dénonce des « querelles stériles » entre l’exécutif et le législatif, loin des préoccupations liées à la cherté de la vie.
« Avec ce régime, on ne peut absolument rien attendre ni espérer. Ils ont fini par montrer leur incompétence, mais également qu’ils sont victimes de paralysie à tout point de vue. Vivement les prochaines échéances électorales pour que les Sénégalais puissent confier le pays à des mains capables de le remettre sur les rails. »
Pape Kadialy BADJI
