Kolda : au marché central, la flambée des prix inquiète ménagères et commerçants
KOLDA — Au marché central de Kolda, la cherté de la vie s’impose désormais dans les discussions. Poisson, riz, huile, légumes et viande : les prix jugés élevés pèsent sur les ménages et compliquent également le quotidien des commerçants.
Des ménagères face à un panier de plus en plus cher
Il est 11 heures au marché central. Dans les allées, les clients se pressent autour des étals, mais avec des achats souvent réduits au strict nécessaire.
Pour les ménagères rencontrées sur place, le constat est sans appel : le même budget ne permet plus de remplir le panier comme auparavant.
Aïda Baldé, mère de famille, témoigne :
« La vie est très chère, surtout pour nous les femmes qui faisons les achats. Le poisson, le riz, l’huile, tout a augmenté. Nous lançons un véritable cri du cœur. »
Même inquiétude chez Coura Barry. Elle déplore la hausse continue des prix et ses conséquences sur les foyers aux revenus modestes.
Les commerçants évoquent les difficultés d’approvisionnement
Du côté des vendeurs, la situation est également préoccupante. Elhadj Ngom, commerçant au marché central, explique que plusieurs facteurs contribuent à la hausse des prix.
Selon lui, l’hivernage perturbe notamment l’approvisionnement en produits maraîchers, tandis que le ravitaillement en poisson connaît aussi des difficultés.
Pour la viande, il pointe surtout les perturbations des importations en provenance du Mali et de la Mauritanie et appelle à renforcer la production nationale.
« Dès que les importations connaissent une rupture, le marché local prend un sacré coup », explique-t-il.
Un appel à l’État
Face à cette situation, ménagères et commerçants interpellent les pouvoirs publics. Ils souhaitent notamment une meilleure régulation des prix des produits de première nécessité et un soutien accru à la production locale, à l’élevage et aux filières agricoles.
Au marché central de Kolda, le message est donc le même : agir sur les prix, mais aussi renforcer durablement les capacités de production et d’approvisionnement du pays.
Par Ousseynou SEYDI— KOLDAWEB
