Envois de fonds des migrants : 728,6 milliards de dollars transférés vers les pays en développement en 2025.
Les transferts d’argent effectués par les migrants vers les pays à revenu faible ou intermédiaire ont atteint 728,6 milliards de dollars en 2025, selon le rapport Sending Money Home 2026 du Fonds international de développement agricole (FIDA), publié le 14 septembre. Ces flux ont presque doublé en dix ans et représentent désormais une source majeure de soutien pour les ménages bénéficiaires. �Le SoleilUn soutien pour 1,1 milliard de prochesSelon le FIDA, environ 220 millions de migrants et de membres de la diaspora envoient de l’argent à près de 1,1 milliard de proches à travers le monde. Ces transferts permettent notamment de financer les besoins essentiels des familles, mais aussi de renforcer leur capacité à faire face aux chocs économiques. �Le SoleilLe rapport souligne également le poids croissant de ces ressources dans les zones rurales. Près d’un tiers des fonds transférés, soit environ 233 milliards de dollars, seraient destinés à des populations rurales, où l’accès à l’emploi formel, aux services financiers et aux infrastructures demeure souvent limité. �Le Soleil22 milliards de dollars investis chaque année dans les économies ruralesAu-delà de la consommation courante, les transferts contribuent également à l’investissement. Le FIDA estime que les familles bénéficiaires consacrent environ 22 milliards de dollars par an aux systèmes agroalimentaires ruraux, notamment à la production agricole, aux entreprises et à l’emploi. �Le SoleilLe rapport relève par ailleurs la progression des transferts numériques, qui représentent aujourd’hui plus de la moitié des opérations, même si les circuits en espèces restent largement utilisés dans plusieurs régions. �Le SoleilLe FIDA appelle à réduire les coûts des transfertsPour renforcer l’impact économique et social de ces flux, le FIDA préconise notamment de réduire les coûts et d’améliorer la transparence des transferts, tout en facilitant l’accès des populations rurales à l’épargne, à l’assurance, au crédit et aux services financiers numériques.L’institution rappelle toutefois que les transferts privés des migrants ne peuvent se substituer aux investissements publics, à la protection sociale ou au financement de l’action climatique.
Pape Kadialy BADJI -Source : Le Soleil
