Sénégal : le PDESN de Abdou Samath Sakho dévoile cinq axes pour une économie plus souveraine.
Le Parti pour le Développement économique et la Souveraineté nationale (PDESN) met en avant cinq grands projets qu’il présente comme les piliers de sa vision pour renforcer la production nationale et réduire la dépendance aux importations. Parmi ses priorités figurent le coton-textile, l’autosuffisance en riz, la transformation des fruits, le maraîchage et l’exportation, ainsi que le maïs et l’arachide. Dans le même temps, le parti poursuit son implantation territoriale, notamment dans le Fouladou.
Cinq secteurs au cœur du programme
Dans sa communication, le PDESN présente cinq secteurs comme des leviers de transformation de l’économie nationale.
Le premier concerne le coton et le textile, avec l’ambition affichée de développer la production de coton et d’installer des unités de filature, de tissage et de confection afin de couvrir une partie de la demande nationale et de favoriser l’exportation.
Le deuxième axe porte sur l’autosuffisance en riz, avec une attention particulière accordée à plusieurs zones agricoles, dont la vallée du fleuve Sénégal, l’Anambé et la Casamance. Le parti met également l’accent sur l’équipement et la transformation de la chaîne de production.
Le troisième projet concerne les jus et boissons, à travers la valorisation de productions comme la banane, la mangue, les agrumes et la papaye, avec la mise en place d’infrastructures de conservation et de transformation.
Le quatrième axe est consacré au maraîchage et à l’exportation, avec notamment la tomate, l’oignon, la pomme de terre et la pastèque.
Enfin, le PDESN veut faire du maïs et de l’arachide des secteurs moteurs pour l’agriculture, l’élevage, la transformation industrielle et la création d’emplois.
Une stratégie d’implantation jusque dans les profondeurs du Fouladou
Au-delà de son projet économique, le PDESN entend également renforcer son ancrage territorial.
Dans le cadre de sa stratégie de massification, le parti étend progressivement ses tentacules jusque dans les profondeurs du Fouladou, avec l’installation de ses instances dans différentes localités.
Cette implantation vise à structurer le parti à la base, à renforcer sa présence dans les collectivités et à rapprocher ses responsables des populations. Pour le PDESN, cette démarche doit permettre de construire progressivement un réseau organisationnel capable de porter son projet au niveau local.
Dans le Fouladou, cette dynamique d’installation des instances constitue ainsi l’un des axes de développement de la formation politique, parallèlement à la présentation de son programme économique.
Produire localement et transformer sur place
Le fil conducteur des cinq projets présentés par le PDESN repose sur la production locale, la transformation des matières premières et la réduction de la dépendance aux importations.
Le parti avance notamment l’idée d’une transformation plus importante des produits agricoles avant leur commercialisation, avec l’objectif affiché de créer davantage de valeur ajoutée et d’opportunités économiques au Sénégal.
Le document présente également un plan articulé autour du principe suivant : « un projet maîtrisé chaque année », avec une projection sur cinq ans.
Des ambitions qui restent à confronter aux conditions de mise en œuvre
Les cinq projets constituent, à ce stade, la vision et les propositions avancées par le PDESN. Leur concrétisation supposerait notamment de préciser les mécanismes de financement, les infrastructures nécessaires, le calendrier d’exécution, les acteurs impliqués ainsi que les modalités d’évaluation des résultats.
Avec, d’un côté, la présentation de ces cinq axes économiques et, de l’autre, l’installation progressive de ses structures jusque dans les profondeurs du Fouladou, le PDESN affiche ainsi une double volonté : défendre son projet économique et renforcer son implantation territoriale.
Pape Kadialy BADJI
