5 octobre 2026

AUDA-NEPAD : Diomaye Faye plaide pour une Afrique qui finance davantage son propre développement.

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EL-ALAMEIN — Réunis ce samedi 3 octobre en Égypte, les dirigeants des cinq États fondateurs du NEPAD ont appelé à renforcer l’appropriation africaine des mécanismes de développement et à mobiliser davantage de ressources pour financer les projets structurants du continent. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye prend part à cette rencontre aux côtés de ses homologues africains.

Renforcer les capacités de financement du continent

Le sommet des États fondateurs du NEPAD, organisé à Nouvelle-Alamein, intervient à l’occasion du 25ᵉ anniversaire de la création de l’initiative devenue aujourd’hui l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD).

Les discussions portent notamment sur le renforcement du rôle de l’agence dans la réalisation des priorités de développement de l’Afrique et sur la mobilisation des ressources financières et techniques nécessaires à la mise en œuvre de projets structurants.

Dans ce contexte, le plaidoyer porté par Bassirou Diomaye Faye s’inscrit dans une réflexion plus large sur la nécessité pour les pays africains de disposer de mécanismes de financement mieux adaptés à leurs besoins de développement.

Une question de souveraineté financière

La question du financement africain occupe une place centrale dans les échanges. À la clôture du sommet, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a notamment appelé l’Afrique à s’appuyer davantage sur ses propres ressources et à développer des mécanismes africains de financement. La déclaration d’Alamein accorde également une place importante au secteur privé africain et à son rôle dans l’accélération des investissements sur le continent.

Cette orientation rejoint les préoccupations exprimées récemment par le président sénégalais à New York. Le 22 septembre, Bassirou Diomaye Faye avait plaidé pour une réforme de l’architecture financière mondiale, tout en soulignant les difficultés auxquelles l’Afrique reste confrontée : déficit d’infrastructures, sous-industrialisation, accès insuffisant aux financements, dette et chômage.

L’AUDA-NEPAD au cœur de l’Agenda 2063

Les États fondateurs — Égypte, Algérie, Nigeria, Sénégal et Afrique du Sud — entendent également renforcer la capacité de l’AUDA-NEPAD à accompagner la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le sommet a permis d’examiner les moyens d’accélérer les projets continentaux et de renforcer la coordination entre les institutions africaines.

Pour le Sénégal, la participation de Bassirou Diomaye Faye intervient parallèlement à une série de rencontres économiques en Égypte. Le chef de l’État s’est notamment entretenu avec les dirigeants de la Banque nationale d’Égypte et du groupe Infinity autour de partenariats bancaires, commerciaux et énergétiques.

À El-Alamein, le débat dépasse ainsi la seule question de la mobilisation de capitaux : il pose celle de la capacité du continent à financer, mettre en œuvre et maîtriser lui-même ses grandes priorités de développement.

redaction Koldaweb

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