12 septembre 2026

Népal : des inhumations provisoires pour les victimes non identifiées des crues meurtrières.

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KATMANDOU — Face à l’ampleur de la catastrophe qui a frappé l’Himalaya, les autorités népalaises ont commencé à procéder à des inhumations provisoires de victimes dont l’identité n’a pas encore pu être établie. La décomposition rapide des corps et la saturation des morgues rendent les opérations d’identification particulièrement difficiles.

Dans le district de Chitwan, à près de 200 kilomètres des zones les plus durement touchées, plusieurs centaines de tombes ont été aménagées dans la forêt de Devghat. 96 corps non identifiés avaient déjà été inhumés samedi, tandis que d’autres enterrements étaient prévus, les secours continuant de récupérer des dépouilles dans les rivières et les amas de débris.

L’ADN prélevé avant chaque inhumation

Les autorités assurent que ces enterrements sont provisoires. Avant chaque inhumation, les équipes médico-légales prélèvent des échantillons ADN, photographient les corps et enregistrent leurs caractéristiques ainsi que la localisation précise de chaque tombe.

L’objectif est de permettre une identification ultérieure et, le cas échéant, l’exhumation des dépouilles afin qu’elles puissent être remises aux familles pour les rites funéraires. L’Inde apporte notamment son expertise médico-légale au Népal, tandis qu’une coopération est également engagée avec la Chine.

Des morgues totalement saturées

La catastrophe a provoqué un afflux massif de corps dans les établissements hospitaliers. À Bharatpur, les capacités de conservation sont largement dépassées : les installations locales ne peuvent accueillir qu’une cinquantaine de dépouilles, alors que plusieurs centaines de corps ont été récupérés dans le seul district de Chitwan.

Les autorités expliquent donc avoir dû agir rapidement pour éviter que la décomposition des corps ne constitue un problème supplémentaire de santé publique.

Des familles toujours à la recherche de leurs proches

Pendant ce temps, les familles des disparus continuent de se rendre dans les hôpitaux et les centres de regroupement pour tenter d’identifier leurs proches.

Des photographies des corps récupérés sont notamment présentées aux familles. Mais l’identification visuelle reste extrêmement difficile : de nombreuses dépouilles ont été gravement endommagées après plusieurs jours dans l’eau, la boue et les débris.

Le bilan demeure provisoire et continue de s’alourdir. Près de 800 morts et plus de 3 000 disparus étaient recensés selon les derniers bilans disponibles, après les crues et glissements de terrain provoqués par l’effondrement d’un glacier dans la région frontalière avec la Chine.

Les recherches se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles, alors que les autorités tentent simultanément de retrouver les disparus, d’identifier les victimes et de venir en aide aux populations sinistrées.

KOLDAWEB — Pape Kadialy BADJI

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