5 octobre 2026

Inde : des milliers d’étudiantes mobilisées à New Delhi contre les agressions sexuelles.

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Par Pape Kadialy BADJI

Des milliers d’étudiantes manifestent depuis plusieurs jours à New Delhi pour dénoncer la multiplication des agressions sexuelles et réclamer davantage de mesures pour assurer la sécurité des femmes dans les espaces publics. La mobilisation intervient après plusieurs affaires impliquant des mineures dans la capitale indienne.

Une mobilisation qui s’étend aux campus

Le mouvement est notamment porté par des étudiantes de plusieurs établissements de l’Université de Delhi. Les manifestantes dénoncent les agressions sexuelles, mais aussi le harcèlement quotidien, les comportements sexistes et les difficultés à circuler en sécurité autour des campus et dans certains quartiers de la capitale.

La mobilisation s’est intensifiée après l’agression sexuelle présumée d’une adolescente de 16 ans dans le parc d’Aastha Kunj, dans le sud de Delhi. Selon la police, trois hommes qui se seraient présentés comme des policiers sont impliqués dans cette affaire.

Les étudiantes réclament des mesures concrètes

Les manifestantes demandent notamment une meilleure sécurisation des abords des établissements universitaires, davantage d’éclairage public, de surveillance et de patrouilles. Certaines dénoncent également les restrictions imposées aux étudiantes pour leurs déplacements, estimant que la réponse aux violences ne devrait pas se traduire par une limitation de leur liberté de mouvement.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où les violences sexuelles demeurent un problème important en Inde. Selon les données citées par Reuters, plus de 80 viols sont signalés chaque jour dans le pays, tandis que les associations soulignent que de nombreuses agressions ne sont pas déclarées.

La Cour suprême demande une cartographie des zones à risque

Face aux inquiétudes exprimées dans la capitale, la Cour suprême indienne a donné quatre semaines aux autorités compétentes, notamment à la police et à la municipalité, pour cartographier les zones considérées comme dangereuses à New Delhi.

À travers leurs manifestations, les étudiantes demandent ainsi que la sécurité des femmes devienne une priorité concrète dans les campus, les rues, les parcs et les transports de la capitale indienne.

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