5 octobre 2026

Irak : les derniers soldats américains quittent le pays après plus de 20 ans de présence.

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Les États-Unis ont achevé ce mercredi 30 septembre 2026 leur retrait militaire d’Irak. Ce départ met fin à plus de deux décennies de présence américaine, commencée avec l’invasion de 2003 et marquée ensuite par le retour des troupes pour combattre le groupe État islamique.

Les derniers soldats américains ont quitté les dernières positions militaires des États-Unis en Irak, conformément au calendrier établi entre Washington et Bagdad en 2024. Le départ marque la fin de la mission de la coalition internationale contre le groupe État islamique sur le territoire irakien.

La présence militaire américaine en Irak remonte à 2003, lorsque les forces dirigées par Washington ont renversé le régime de Saddam Hussein. Les troupes américaines avaient quitté le pays en 2011, avant de revenir quelques années plus tard, à la demande des autorités irakiennes, dans le cadre de la lutte contre l’expansion de l’État islamique à partir de 2014.

Une nouvelle phase sécuritaire pour Bagdad

Avec ce retrait, la responsabilité de la sécurité du territoire revient désormais principalement aux forces irakiennes. Le Pentagone présente cette étape comme le passage d’une mission de coalition en temps de guerre à un dispositif de sécurité dirigé par l’Irak, avec une relation bilatérale plus classique entre Washington et Bagdad.

La mission contre les groupes jihadistes n’est toutefois pas considérée comme définitivement close. Des cellules de l’État islamique restent actives, tandis que les autorités irakiennes doivent également gérer la présence de groupes armés liés à l’Iran.

Des inquiétudes sur l’après-retrait

Le départ américain intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Des responsables de la région autonome du Kurdistan irakien ont notamment exprimé des préoccupations concernant la disparition du dispositif américain de défense aérienne et l’évolution de la menace sécuritaire.

Le retrait intervient également alors que le gouvernement irakien peine à imposer le désarmement de certaines milices. Le calendrier initialement associé au départ américain a depuis été repoussé, avec une nouvelle échéance annoncée pour juin 2027 concernant le désarmement des groupes armés non étatiques.

Une page de l’intervention américaine se referme

Le départ des dernières forces américaines constitue ainsi une nouvelle étape dans l’histoire récente de l’Irak. Washington affirme que ses forces ont contribué, avec leurs partenaires irakiens et internationaux, à réduire l’État islamique comme force militaire organisée.

Désormais, Bagdad doit assurer directement la sécurité du pays, tout en maintenant ses capacités de lutte contre les cellules jihadistes et en gérant les équilibres entre les différents groupes armés et les puissances régionales.

KOLDAWEB | International

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