KOLDA / Inclusion Numérique : Force-N mise sur la formation des jeunes et des acteurs du secteur informel.
KOLDAWEB – Le programme FORCE-N renforce son déploiement dans la région de Kolda avec des formations destinées aux jeunes et aux acteurs du secteur informel. Portée par l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), avec l’appui de la Fondation Mastercard, cette initiative vise à développer les compétences numériques, à soutenir l’entrepreneuriat et à favoriser l’insertion professionnelle. À Kolda, les activités sont coordonnées par Babacar Top et Momar Séga Diagne. Sur un objectif de 2 400 participants, le programme a enregistré 2 200 participants, soit un taux de réalisation proche de 92 %.
Le numérique au service de la communauté
À Kolda, FORCE-N mise sur des formations pratiques adaptées aux réalités économiques locales. Le programme entend donner aux bénéficiaires des outils numériques directement mobilisables dans leurs activités professionnelles, afin d’améliorer leur visibilité, de faciliter leur organisation et de renforcer leurs possibilités de développement.
Les bénéficiaires ciblés comprennent notamment les jeunes en quête d’opportunités professionnelles, les artisans, les commerçants, les conducteurs de motos Jakarta ainsi que les membres de groupements et d’associations. Les étudiants ne constituent pas la cible de ces formations, dans la mesure où ils relèvent d’un parcours de formation formel distinct.
L’ambition est de rendre les compétences numériques plus accessibles aux personnes qui souhaitent développer une activité, améliorer leurs pratiques professionnelles ou saisir de nouvelles opportunités dans l’économie numérique.
Quatre axes de formation adaptés aux réalités locales
Le dispositif s’articule autour de quatre principaux modules.
Le premier, consacré à l’artisanat et au numérique, accompagne les artisans dans la promotion de leurs produits et services en ligne. L’utilisation de WhatsApp Business et la création d’une fiche d’établissement sur Google figurent parmi les outils permettant d’améliorer leur visibilité et de faciliter la recherche de leurs services par les clients.
Le deuxième module porte sur la sécurité routière et le transport, avec une attention particulière accordée aux conducteurs de motos Jakarta. Il vise à renforcer les connaissances liées au code de la route, à la conduite responsable et à la gestion des incidents, dans une démarche de prévention des accidents.
Le troisième axe, dédié au commerce digital, accompagne les commerçants dans l’appropriation des outils numériques pour mieux présenter leurs produits, développer leur clientèle et améliorer la gestion de leurs activités.
Enfin, le module de gestion collective numérique s’adresse notamment aux groupements d’intérêt économique (GIE), aux associations de femmes et aux groupes pratiquant l’épargne collective, comme les tontines. Il vise à faciliter l’utilisation du numérique dans la gestion et l’organisation de leurs activités communes.
2 200 participants sur un objectif de 2 400
Le bilan communiqué par la coordination locale fait état de 2 200 participants pour un objectif initial de 2 400. Ce résultat représente un taux de réalisation d’environ 91,7 %, soit près de 92 % de l’objectif fixé.
Ce niveau de participation traduit une mobilisation importante autour des formations proposées à Kolda. Il témoigne également de l’intérêt porté aux compétences numériques par les différentes catégories socioprofessionnelles ciblées.
À l’issue des formations, une attestation est délivrée aux participants. Au-delà de cette reconnaissance, l’enjeu est de permettre aux bénéficiaires de réinvestir les connaissances acquises dans leurs activités quotidiennes, qu’il s’agisse de commercialiser des produits, de promouvoir des services ou d’améliorer la gestion d’une organisation.
Le numérique comme levier d’insertion et de développement local
À travers FORCE-N, l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane et ses partenaires entendent contribuer à la diffusion des compétences numériques au-delà des circuits classiques de formation. Pour les jeunes et les acteurs du secteur informel, la maîtrise de ces outils peut constituer un atout pour développer une activité, améliorer la productivité et accéder à de nouveaux débouchés.
À Kolda, la coordination assurée par Babacar Top et Momar Séga Diagne accompagne ainsi la mise en œuvre locale de cette initiative, avec un objectif central : faire du numérique un outil concret d’autonomisation professionnelle et de développement économique.
Avec 2 200 participants enregistrés sur 2 400 attendus, le programme affiche un taux de réalisation proche de 92 %, un bilan qui souligne l’importance de poursuivre les efforts de formation et d’accompagnement des bénéficiaires.
Pape Kadialy BADJI
