Sénégal / Dialogue social : la CNES appelle à l’apaisement avant la grève générale du 21 octobre
KOLDAWEB – À quelques jours de la grève générale annoncée par les travailleurs pour le 21 octobre 2026, la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) appelle à la préservation de la paix sociale et à la poursuite des concertations. Le patronat met notamment en avant le règlement des créances dues aux entreprises, le soutien au secteur privé et la lutte contre la concurrence déloyale.
La CNES plaide pour une sortie de crise par le dialogue
Dans un contexte social marqué par des tensions, la Confédération nationale des employeurs du Sénégal exhorte les différentes parties à privilégier le dialogue afin d’éviter un blocage préjudiciable à l’économie nationale.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, le patronat a insisté sur la nécessité de prendre en compte les préoccupations des acteurs économiques pour préserver une trêve sociale durable.
La CNES estime qu’un mécanisme transparent de suivi des engagements et des garanties économiques en faveur du secteur privé sont indispensables pour consolider la stabilité et instaurer un partenariat équilibré entre l’État, les employeurs et les travailleurs.
Le règlement de la dette intérieure au cœur des revendications patronales
Au-delà de l’appel à l’apaisement, la CNES a rappelé plusieurs priorités économiques qu’elle souhaite voir prises en charge par les pouvoirs publics.
La Confédération réclame notamment l’apurement intégral et accéléré des créances dues aux entreprises, en particulier dans les secteurs des Bâtiments et Travaux publics (BTP), de l’énergie et des services. Elle plaide également pour une relance de l’économie nationale fondée sur une concertation plus étroite entre le gouvernement et le secteur privé.
Le patronat demande, en outre, la mise en place effective d’un dispositif d’accompagnement des entreprises fragilisées par les difficultés liées à l’État ou à ses démembrements.
La concurrence déloyale également dénoncée
Autre préoccupation soulevée par la CNES : la concurrence déloyale dans les secteurs industriel et commercial, ainsi qu’au Port de Dakar. Selon l’organisation patronale, ces pratiques fragilisent les entreprises locales et affectent leur compétitivité.
La Confédération compte sur l’implication du Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô, pour accélérer la recherche de solutions et favoriser un partenariat tripartite entre l’État, le patronat et les travailleurs.
À l’approche de la journée de grève annoncée le 21 octobre, l’enjeu demeure donc de rapprocher les positions des différents acteurs sociaux et économiques. La poursuite du dialogue devra permettre de répondre aux préoccupations exprimées et de prévenir une aggravation des tensions.
Pape Kadialy BADJI
