12 septembre 2026

Guinée-Bissau : dépouillement en cours après une participation jugée timide au référendum constitutionnel.

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BISSAU — Les bureaux de vote ont fermé dimanche soir en Guinée-Bissau et le dépouillement a débuté après un référendum constitutionnel marqué par une affluence relativement faible dans plusieurs régions. La Commission nationale des élections (CNE) estime toutefois que la participation nationale dépasse 55 %.

Le scrutin devait permettre aux électeurs de se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution visant notamment à transformer le système semi-parlementaire en régime présidentiel renforcé. Le texte prévoit notamment de donner au président le pouvoir de nommer et de révoquer le Premier ministre et le gouvernement, ainsi que de dissoudre le Parlement.

Une mobilisation contrastée

À Bissau, le vote a démarré timidement sous une forte pluie avant de connaître une affluence plus importante en milieu de journée. Dans certaines régions du sud et de l’est du pays, notamment à Tombali et Quinara, la participation a été décrite comme faible ou mitigée.

La saison des pluies, particulièrement intense, a également compliqué les déplacements des électeurs dans plusieurs localités.

La CNE affirme néanmoins que le scrutin s’est déroulé dans le calme et sans incident majeur susceptible de remettre en cause son déroulement.

L’opposition avait appelé au boycott

Le référendum intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Le PAIGC, principal parti d’opposition, avait appelé au boycott, dénonçant les conditions d’organisation du scrutin et la suspension des activités politiques.

Les opposants au projet estiment notamment que le renforcement des pouvoirs présidentiels risque de concentrer davantage l’autorité au sommet de l’État.

Les autorités de transition défendent, à l’inverse, une réforme destinée à mettre fin aux conflits institutionnels récurrents entre la présidence et la Primature et à stabiliser les institutions.

Premiers résultats attendus mardi

Le dépouillement et la centralisation des procès-verbaux se poursuivent actuellement. La CNE appelle les différents acteurs à éviter toute proclamation prématurée ou diffusion de résultats non officiels.

Les premiers résultats provisoires pourraient être annoncés à partir de mardi, selon les autorités électorales.

Ce référendum constitue une étape importante de la transition politique engagée après la prise de pouvoir des militaires en novembre 2025. Des élections générales sont annoncées pour le 6 décembre 2026, avec l’objectif affiché d’un retour au pouvoir civil.

KOLDAWEB — Pape Kadialy BADJI

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