6 octobre 2026

Corniche Est : des restes humains découverts derrière le Palais, une identification très attendue.

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Une découverte macabre a été faite lundi 28 septembre 2026 sur la Corniche Est de Dakar, derrière le Palais de la République. Des restes humains ont été retrouvés au niveau des rochers, à proximité de la Fédération sénégalaise d’auto-moto. Alors que les enquêteurs cherchent encore à identifier la personne décédée et à déterminer les circonstances de sa mort, cette découverte ravive forcément le souvenir de l’affaire Fulbert Sambou et Didier Badji, deux militaires disparus en novembre 2022 dans la zone du Cap Manuel. Sans qu’aucun lien ne soit établi à ce stade, une question se pose : ces restes pourraient-ils apporter un élément nouveau à une affaire qui continue de laisser des zones d’ombre ?

Des ossements découverts au bord de la mer

L’alerte a été donnée lundi matin, aux environs de 10 heures, au commissariat d’arrondissement du Plateau. Des enquêteurs ont été dépêchés sur place et ont confirmé la présence d’ossements humains au niveau des rochers, derrière le Palais de la République.

Selon les premiers éléments rapportés par plusieurs médias, les restes se trouvaient dans un état de décomposition très avancé. Les premières constatations n’ont toutefois pas permis d’établir l’identité du défunt ni les circonstances exactes de son décès. Une réquisition a été adressée à l’Hôpital Principal de Dakar et une enquête a été ouverte.

Un témoignage recueilli sur place évoque par ailleurs un homme qui fréquentait régulièrement le secteur et qui n’aurait plus été aperçu depuis un certain temps. Mais cette information demeure, elle aussi, à vérifier par les enquêteurs.

Une découverte qui rappelle l’affaire Badji-Sambou

La localisation de cette découverte ne peut manquer de rappeler une autre affaire douloureuse survenue dans cette partie de Dakar.

Le 18 novembre 2022, l’adjudant-chef Didier Badji, en service à l’Inspection générale d’État, et le sergent Fulbert Sambou, de la Direction des renseignements militaires, avaient disparu dans des circonstances qui restent non élucidées. Le parquet avait alors annoncé l’ouverture d’une enquête et indiqué que la géolocalisation de leurs téléphones les avait situés au niveau des falaises rocheuses du Cap Manuel.

Quelques jours plus tard, le corps de Fulbert Sambou avait été retrouvé au large du Cap Manuel et identifié par sa famille. En revanche, le corps de Didier Badji n’a jamais été retrouvé.

En juillet 2026, près de quatre ans après sa disparition, la justice sénégalaise a officiellement déclaré Didier Badji décédé pour cause de disparition et ordonné la transcription de cette décision dans les registres d’état civil. Cette décision a réglé son statut juridique, mais elle n’a pas permis de retrouver son corps ni d’élucider les circonstances de sa disparition.

Une question, mais aucune conclusion prématurée

Dès lors, la découverte de restes humains sur la Corniche Est soulève naturellement des interrogations.

Pourrait-il s’agir de restes appartenant à une personne portée disparue ? Pourrait-elle concerner l’affaire Didier Badji ?

À ce stade, rien ne permet de l’affirmer.

La proximité géographique avec les lieux associés à l’affaire Badji-Sambou peut susciter des interrogations, mais elle ne constitue pas une preuve d’identité ou de lien entre les deux affaires. Seuls les examens médico-légaux, notamment l’identification scientifique des restes, pourraient éventuellement permettre d’établir une correspondance.

Cette prudence est d’autant plus nécessaire que les enquêteurs n’ont, pour l’heure, pas communiqué l’identité du défunt ni les circonstances de son décès.

L’identification, prochaine étape décisive

L’enjeu est désormais de donner un nom à ces restes humains et de déterminer dans quelles circonstances cette personne a trouvé la mort.

Si une identification devait intervenir, elle pourrait apporter des réponses à une famille confrontée à la disparition d’un proche. Mais à ce stade, aucun élément public ne permet d’associer les restes découverts à Didier Badji ou à une autre personne disparue.

L’enquête du commissariat du Plateau et les examens médico-légaux devraient permettre d’en savoir davantage.

Une découverte qui ravive une vieille question

Dans une ville où plusieurs affaires de disparitions ont marqué les esprits, cette nouvelle découverte remet une question sensible au premier plan : comment identifier les personnes retrouvées sans vie et apporter des réponses aux familles dont les proches restent introuvables ?

Pour l’affaire Didier Badji, le corps demeure à ce jour introuvable malgré la déclaration judiciaire de décès. Pour la découverte de ce 28 septembre, l’identité du défunt reste encore inconnue.

Deux situations qu’il faut absolument éviter de confondre, mais qui ont en commun une même exigence : que la vérité soit établie par les faits, les investigations et les preuves scientifiques.

Koldaweb.com — L’info au service du Fouladou et du Sénégal.

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