Affaire des 100 millions FCFA : Victorine Ndèye porte plainte à son tour contre son ancien directeur de cabinet.
Par Pape Kadialy BADJI
L’affaire opposant l’ancienne ministre et maire de Niaguis, Victorine Anquediche Ndèye, à son ancien directeur de cabinet, El Hadji Ibrahima Fall, prend une nouvelle tournure. Entendue jeudi 1er octobre 2026 à la Sûreté urbaine de Dakar dans le cadre d’une plainte déposée contre elle, l’ancienne ministre annonce avoir, à son tour, saisi la police.
Dans un communiqué de presse daté du 1er octobre, Victorine Ndèye affirme avoir déposé une plainte contre El Hadji Ibrahima Fall pour des faits qu’elle qualifie de « chantage et tentative d’extorsion de fonds ». Elle indique avoir été entendue par la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar à la suite d’une plainte de son ancien collaborateur.
Une réclamation de 100 millions de francs CFA
Selon les informations rapportées par Seneweb, El Hadji Ibrahima Fall accuse l’ancienne ministre d’un abus de confiance portant sur 100 millions de francs CFA. Victorine Ndèye conteste cette version.
Dans son communiqué, elle affirme que son ancien directeur de cabinet lui réclame depuis plus d’un an des sommes dont le montant aurait progressivement évolué, passant notamment de 30 à 50, puis 80 et finalement 100 millions de francs CFA.
Elle soutient également avoir fait l’objet de pressions et de menaces, affirmant que ses enfants auraient également été intimidés. Ces accusations relèvent pour l’instant des déclarations des parties et devront être établies dans le cadre de la procédure.
Victorine Ndèye saisit à son tour la Sûreté urbaine
Face à ce qu’elle considère comme des faits de chantage et de tentative d’extorsion, l’ancienne ministre indique avoir décidé de porter plainte contre son ancien directeur de cabinet.
Selon Seneweb, la plainte a été enregistrée à la Sûreté urbaine sous la référence MT 4013/SU. Après son audition, Victorine Ndèye a été remise en liberté et reste à la disposition de la justice pour la suite de la procédure.
Une affaire désormais entre les mains de la justice
Les deux parties se retrouvent ainsi au cœur d’une procédure judiciaire dans laquelle leurs versions sont contradictoires. D’un côté, une plainte portant sur un présumé abus de confiance de 100 millions de francs CFA ; de l’autre, une plainte dénonçant des faits présumés de chantage et d’extorsion de fonds.
À ce stade, aucune décision judiciaire sur le fond de l’affaire ne permet d’établir la responsabilité de l’une ou l’autre des parties. La suite de l’enquête devra permettre d’éclaircir l’origine des fonds, les relations entre les deux anciens collaborateurs et les circonstances ayant conduit à cette double plainte.
